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Rééducation Uro-gynécologique
Kinésithérapeute à Bruxelles

1/ Petit rappel anatomique

* Le pelvis ou « petit bassin » de la femme contient 3 organes : la vessie en avant, l’utérus et le vagin au milieu et le rectum en arrière.

Au dessus de ce petit bassin se trouvent l'ensemble des organes de l'abdomen.  

Ensemble souple, sans parties osseuses (sauf la colonne en arrière) que l'on peut visualiser comme un "caisson" délimité par le diaphragme en haut, les muscles de l'abdomen latéralement et en avant et le périnée en bas.

* Le poids des organes pelviens est entièrement soutenu grâce à des moyens de suspension représentés par des ligaments qui tiennent ces organes et des moyens de soutènement, supportés par les muscles du périnée (plancher musculaire).

* Les abdominaux jouent un rôles aussi important dans ce système en permettant aux différentes pressions exercées dans cette cavité de se répartir convenablement et ainsi protéger nos organes du petit bassin.
Cela va permettre de garder l'intégrité du système.

Ce qui va être important ce n'est pas tant la force des abdominaux mais leur tonus de base. Le tonus de base d'un muscle correspond à l'état de tension permanent de vos fibres musculaires. Ce n'est donc pas une contraction volontaire. Ce qui veux dire que vous pouvez faire une contraction abdominale volontaire très forte en ayant un tonus de base effondré.

* Petit résumé simpliste de la fonction urinaire : Tout au long de la journée la vessie se remplit d'urine.   Le muscle vésicale va se distendre en entrainant un signal au cerveau. C'est ce signal qui nous fais nous dire à un moment donner "Oh, dans quelques temps, je vais devoir aller à la toilette." La distension vésicale continue avec le remplissage. Et l'augmentation de la pression à l'intérieur envoi un autre signal au sphincter afin qu'il se resserre et maintienne la continence.

Au moment où nous décidons d'aller uriner, les muscle périnéaux se relâche ainsi que les sphincters et le muscle vésicale se contracte, ce qui entraine l'émission d'urine.

2/ Quels sont donc les problèmes que l'on rencontre?

A. Les problème pelvi-périnéaux

Une tension de base basse dans les abdominaux fragilise le périnée.
Les hyperpressions abdominales chroniques ou répétées fragilisent le tissu musculaire.  


Ces hyperpressions peuvent être entrainée par plusieurs choses: les exercices des abdominaux dit "classiques", l'obésité, les poussées au cours des constipations, les bronchites chroniques, la toux irritatives (lors d'allergies ou autres), les déformations rachidiennes consécutives à l’âge, certains déséquilibres hormonaux de la ménopause, des affections myopathiques...Toute augmentation de la pression dans l’abdomen vers le bas va retentir sur une partie anatomique très fragile, la fente uro-génitale.

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Une défaillance du périnée peut s'observer, en dehors de toutes incontinences urinaires par d'autres symptômes tout aussi importants et surtout à ne pas négliger:
* sensation de béance vaginale: parfois vous pouvez avoir l'impression (soit après un rapport, soit simplement en prenant votre bain) que votre vagin n'est pas bien refermé, que de l'air passe, ...

* pets vaginaux lors des rapports sexuels voire en dehors aussi: cela se caractérise par des bruits d'airs (analogues aux pets anaux) qui surviennent de manière incongrue soit au cours d'un rapports soit en dehors lors d'un changements de positions.

* sensation de lourdeur anormale au niveau du vagin
* Le prolapsus génito-urinaire («la descente d’organes » dans le langage courant) est la conséquences la plus importantes d'un relâchement périnéal.   C'est un déplacement anormal soit d’un seul organe, soit de deux ou tous les organes, vers le bas. Dans les cas extrêmes, cet ou ces organes peuvent sortir à travers l’orifice vulvaire ou à travers l’anus (prolapsus rectal).

B. Les problèmes urinaires

Il existe plusieurs types d'incontinences.   Toutes ne sont pas la résultantes d'un problème périnéale mais toutes (ou presque) sont soignables par la kinésithérapie.
L'incontinence urinaire peut se définir par " la condition dans laquelle la perte involontaire d'urine est source d'un problème social ou hygiénique et qui peut être démontrée objectivement. ".  Ceci veux donc bien dire, que même une goutte perdue involontairement est un signe à ne pas négliger.

* Incontinence par instabilité ou par dysfonctionnement vésico-urétral:  Il  s'agit d'une incontinence urinaire qui tient sont point de départ dans le muscle de la vessie en elle-même.

Ces fuites ne sont pas consécutives à un effort quelconques et se traduisent par se qu'on appelle l'urgence mictionnelle (le fait de devoir aller à la toilette directement sans attendre) avec cet urgence mictionnelle, on peut avoir une émission d'urine plus ou moins importantes.

En effet si on y regarde de plus près, on vois que le muscle vésical (le détrusor) se contracte de manière anarchique.   La capacité de la vessie donc a "stocker" de l'urine va s'en trouver fort réduite.Certains stimuli, comme le bruit de l'eau, le froid,... peuvent précéder ou accompagner cette impériosité.

Des causes externes à l'instabilité vésicale simple doivent en être recherchées pour pouvoir faire un traitement efficient : infection urinaire, lésions vésicales infectieuses ou tumorales, constipation, fécalomes, hémorroïdes, ...   Des test uro-dynamiques pourront être fait afin d'objectiver clairement cette dysfonction.

* Incontinence urinaire d'effort : Les fuites d'urines surviennent au cours d'un effort d'intensité variable. Il n'y auras pas de vidange vésicale complète.   La miction normale sera conservée entre ces fuites de quantités variables (de la simple gouttes au jet vraiment important).

Le périnée aun effet direct sur la continence par, entre autre, une action d'inhibiteur (il dit de tout fermer au cerveau).

Quand le périnée n'as plus suffisamment de tonus, son rôle neurologique d'inhibiteur ne peux plus être maintenu. De plus mécaniquement aussi, il sera défaillant de le maintien de la continence. 

Cette incontinence survient dans un premier temps pour un effort bref et puissant (éternuement, toux, rire..)  puis, sans traitement, cela va s'aggraver.La perte d'urine arrivera ensuite lors des efforts moins importants : se relever de la position assise, marche...Cela est entre autres dû à une insuffisance des sphincters lorsque la pression dans la vessie s'élève sous la poussée abdominale.La ménopause est un facteur aggravant. L'atrophie vaginale est très souvent associée et témoigne de la carence œstrogénique.Certaines incontinences modérées sont intermittentes : l'approche des règles, l'humidité, le froid, la toux déclenchent les pertes.En dehors de ces circonstances, l'incontinence est définitive si elle n'est pas soignée.

* L'incontinence par regorgement:  Elle est moins courante que l'incontinence urinaire liée à l'effort et que l'hyperactivité vésicale.

La vessie pour une raison quelconque, va se distendre et accumuler de l'urine.   Le muscle vésicale va se distendre.  La pression à l'intérieur de la vessie va augmenter jusqu'à ce que le sphincter urétral n'ai plus la capacité de maintenir tout ça fermé..
Il y aura de faibles fuites tout au long de la journée mais sans que cela soit spécialement reliés à un effort quelconque.  Quand on à se problème et que l'on va à la toilette pour uriner, on va avoir du mal à démarrer la miction et le jet urinaire sera faible.   On aura aussi toujours l'impression que la vessie n'est jamais vraiment vide.

C.Site intéressant traitant du sujet:

La vessie hyperactive

Incontinences.fr

nfo-périné

SOS problèmes féminins

Hygiène service

Cliniques Saint-Luc les traitements chirurgicaux

2/ Qu'est-ce que fais la kiné exactement?

Souvent les patientes arrives dans mon cabinet sans un diagnostique clair de leurs problèmes.  C'est vrai qu'il est relativement difficile de parler de fuites urinaires.  

On est souvent un peu gênées ou pas toujours consciente que ce que l'on ressens et que ce que l'on vit, ne s'inscrit pas dans la logique des choses.Il y a tellement de publicité sur les bandes de protections et autres système externes anti-fuites, qu'on finit presque par se dire que c'est normal.

Donc dans un premier temps, nous allons prendre le temps de bien relever tout les symptômes afin de déterminer le traitement le plus adéquat.Il est important de déterminer les comportements, de voir s'il faut modifier certaines habitudes mictionnelles (c'est à dire surtout la fréquence et le volume des mictions...), prendre en compte les contraintes professionnelles (mouvements répétés de poids...). et de s'adapter à chaque cas selon la pathologie et les troubles.Nous prendrons aussi le temps de donner des conseils pour la pratique de certains sports (sports inadaptés).

Il existe en gros 3 types de traitement:

A. Rééducation par sonde en electro-stimulation

Ce type de rééducation est relativement passif.    Je précise bien relativement car cela dépend dans quel contexte, elle est utilisée et le rôle que le praticien va jouer durant la séance.


Cette image représente une sonde endo-vaginale (donc que l'on va introduire dans la cavité du vagin).   Par souci d'hygiène, il sera demandé à chaque personne d'acheter sa propre sonde.  

En résume et de manière fort simpliste, les anneaux gris (que vous voyez sur cet image) vont envoyer une stimulation électrique via un courant.  !!! Rassurez vous, ce n'est certes pas agréable mais ce n'est en aucun cas douloureux!!!  

Ce stimuli va influer sur les nerfs entraînant une réaction différentes suivant le type de courant utilisé.Par exemple: l'électrostimulation est la technique de choix lors d'une instabilité vésicale. Un courant à basse fréquence va provoquer une détente de la vessie.ainsi que lors d'une incontinence urinaire d'effort, l'électrostimulation va surtout être utilisée pour un réveil proprioceptif des muscles périnéaux.

B. Rééducation par bio-feedback

C'est une rééducation active et volontaire.  La patiente va contracter son périnée de manière volontaire et consciente et va donc pouvoir se rendre compte de la qualité de la contraction effectuée. Le biofeedback aide vraiment à l'intégration des différentes fonctionnalités de notre périné et donc de son utilisation dans toutes ses possibilités.

Je suis équipée de la dernière née de chez Vivaltis qui est une machine assez complexe et qui permet un retour visuel en biofeedback excellent et reproductible.   Elle me permet aussi de vous montrer l'évolution séances par séances et donc de voir nos progrès

C. Rééducation abdominale hypopressive

Il peut être prioritaire de tonifier la paroi abdominale dans le cadre des problèmes uro-gynéco liés au plancher pelvien.Pour le faire de manière optimale et efficace en tenant compte de la globalité des interactions existante dans l’abdomen, il existe différentes méthodes.


Suivant la personne, suivant son problème, j'utiliserai une des trois méthodes citées ci-dessous voir un joyeux melting-pot entre les trois.   Le choix se fera en fonction comme dit plus haut, de la pathologie mais aussi du corps de la patiente, de sa capacité à concevoir un exercice et de la proprioception que nous avons chacun de notre propre corps.


En aucun cas, les séances ne se feront par groupe.   Même dans le cadre d'exercices de musculations, et surtout dans ce type d'exercices: une approche individuelle est pour moi primordiale.

* Les techniques de De Gasquet

* La gymnastique abdominale hypopressive du Dr CAUFRIEZ

* La rééducation abdominale expiratoire décompressive de M. Luc GUILLARME selon le concept abdo MG

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